1.

Chers amis,

 

Voici, en ficher attaché, la lettre que l'Equipe d'animation spirituelle de l'ACI voudrait envoyer au futur pape. Nous avons voulu éviter le slogans, mais aussi parler sans nous censurer.

 

Jacques Vermeylen

Équipe d'Animation Spirituelle de l'ACI (Belgique)

Rue du Marteau 19

B-1000 Bruxelles

 

 

Au futur pape de Rome

 

Cher frère évêque de Rome,

 

Outre la lourde charge de votre diocèse, vous avez reçu pour mission d'être signe et acteur privilégié de l'unité entre toutes les communautés chrétiennes catholiques. Cette unité, nous la pensons non comme une uniformité, mais comme l'accueil et le dialogue de diversités multiples. Chaque communauté chrétienne a son expérience propre, et c'est cela qui fait la richesse de l'Église. C'est pourquoi, nous, chrétiennes et chrétiens de l'ACI (Agir en Chrétiens Informés) en Belgique, nous voudrions vous dire nos questions, nos souffrances, nos joies et nos demandes.

Comme un peu partout en Europe occidentale, les communautés chrétiennes de chez nous vivent des temps difficiles et s'inquiètent pour leur avenir. Elles croient dans la force vive de l'Évangile, elles ont de la générosité, et pourtant beaucoup de leurs membres se découragent et finissent par s'éloigner sur la pointe des pieds, tandis que la crédibilité du catholicisme s'affaiblit de jour en jour dans l'opinion publique. Pour trouver un dynamisme nouveau, pour être signe du Royaume pour nos contemporains, nous devons sans doute compter d'abord sur la force de l'Esprit et sur nos propres ressources, mais nous croyons aussi que votre rôle a de l'importance.

Nombreux sont les chrétiens de nos régions qui ont vécu le concile Vatican II comme une libération spirituelle, un temps de réconciliation avec le monde qui se débat dans ses contradictions et cherche la lumière, un retour à la logique de l'Évangile trop souvent oubliée. Comme la plupart des gens qui nous entourent, nous pensons que l'autonomie personnelle et le sens de la responsabilité, la démocratie, l'égalité entre la femme et l'homme, par exemple, sont des valeurs positives, qui vont dans la ligne de ce que Jésus a lui-même vécu et proposé. Or après le Concile, il n'a pas fallu longtemps pour que reviennent au plus haut niveau de l'Église les vieux réflexes d'autoritarisme et de méfiance, et en particulier à l'égard de notre civilisation moderne. L'Église catholique apparaît donc, et de plus en plus, comme une institution vieillie, incapable de lire les signes des temps, insensible voire hostile aux aspirations de l'homme d'aujourd'hui. Bien des prises de position officielles de l'Église ont été reçues dans l'opinion publique comme rétrogrades et nous ont blessés dans notre conscience de chrétiens soucieux de vivre dans le monde d'aujourd'hui l'idéal évangélique. Nous sentir mieux compris, nous savoir encouragés dans notre recherche par les hautes autorités de notre Église nous aiderait, espérons-nous, à retrouver confiance et dynamisme.

Nous devons malheureusement vous dire ce que nous entendons souvent autour de nous : depuis une génération, nombre de déclarations officielles de l'Église sont ressenties par beaucoup de catholiques de chez nous et par l'opinion publique comme autoritaires, éloignées de la vie réelle, comme si les autorités ecclésiales étaient détentrices de la vérité, comme s'il suffisait pour voir clair de déduire un enseignement moral des grands principes (la vie, la loi naturelle...) sans prendre en compte l'expérience réelle des personnes et des groupes. Voilà pourquoi nous vous demandons une écoute patiente et bienveillante : que vivent au fond d'elles-mêmes les personnes divorcées qui ne peuvent supporter la solitude et se sentent rejetées par leur propre Église ? que vivent les personnes affrontées au drame de la stérilité et qui peuvent espérer avoir des enfants grâce à la fécondation in vitro ? que vivent les communautés chrétiennes désormais privées de prêtre parce que ceux-ci sont de plus en plus rares ? que vivent les femmes, dont beaucoup se sentent dévalorisées dans leur Église ? Celle-ci ne peut en vérité se dire « experte en humanité », si elle ne commence par entendre ces cris qui s'élèvent de partout et tenter d'y répondre avec miséricorde ! Nous attendons de vous non des rappels à l'ordre théologiques ou disciplinaires, mais une parole d'ouverture et de confiance, un parler-vrai qui rend libre et suscite d'autres paroles libres.

Une autre difficulté que nous rencontrons tous les jours, c'est celle du langage de l'Église, que ce soit dans les documents officiels, dans les formulations dogmatiques ou dans la liturgie. Beaucoup en témoigneront : ce langage est incompréhensible, irrecevable pour la plupart des gens, et en particulier pour les jeunes et pour ceux qui n'ont pas fait de longues études. Parce que les mots d'autrefois ne signifient plus rien ou parce qu'ils ont changé de sens. Parce que la foi chrétienne est exprimée dans des catégories empruntées à une philosophie abstraite, éloignée de la vie réelle. Ainsi, le mystère de Dieu est réservé aux savants, aux intellectuels, alors que Jésus se réjouissait au contraire de sa révélation aux gens simples (Mt 11,25). Les premiers penseurs chrétiens ont osé dire leur foi en Jésus-Christ non seulement en langue grecque, mais aussi en utilisant toutes les ressources de la culture grecque, pour que l'Évangile soit accessible au plus grand nombre. Aujourd'hui, cette culture est de moins en moins la nôtre. Il nous semble donc vital d'encourager théologiens et liturgistes, poètes et pasteurs à retrouver les mots qui peuvent dire et faire dire aux gens de nos villes et de nos villages, sans le trahir, le dynamisme de l'expérience chrétienne.

Nous pensons aussi qu'il est vital pour l'avenir de l'Église que ses hauts responsables tiennent mieux compte des diverses sensibilités et expériences de tous les chrétiens. Cela signifie une vraie décentralisation et la mise en œuvre, à tous les niveaux, du principe de subsidiarité. Nous souhaitons que les autorités de Rome fassent davantage confiance aux Églises locales, leur permettant de fixer elles-mêmes - en concertation avec l'ensemble des communautés chrétiennes qui les composent - leurs propres règles dans divers domaines, y compris ceux de la liturgie et des ministères ; bien entendu, cela signifie en pratique une diminution importante du rôle de la Curie romaine et une valorisation des Conférences épiscopales. Dans la même ligne, nous souhaitons que le pouvoir de type monarchique du pape, de l'évêque ou du curé fasse place, autant qu'il est possible, à l'exercice d'une collégialité réelle. Nous savons que tout cela entraînera conflits et débats, mais une parole claire et sincère ne vaut-elle pas mieux que l'apparence trompeuse d'une unanimité de façade ? Paul a osé dire ouvertement à Pierre ses désaccords, et c'est grâce à cette franchise que le premier Concile de Jérusalem a permis une vraie concorde entre les chrétiens et libéré la mission auprès des païens.

Nous attendons de vous des gestes audacieux, comme Jésus a osé en poser, parce que la cause du Royaume de Dieu était en jeu. Jésus a mangé à la table des pécheurs, il a guéri et nourri non seulement des juifs, mais aussi des païens, au grand scandale des bien-pensants. Votre prédécesseur Jean-Paul II a franchi une frontière que d'aucuns jugeaient infranchissable dans les relations avec le judaïsme. Mais d'autres frontières restent à peu près closes, malgré les discours velléitaires : celles qui séparent le christianisme et les autres traditions spirituelles de l'humanité (y compris celles de l'humanisme non confessionnel), celles qui séparent entre elles les diverses branches du christianisme. Nous espérons des gestes forts d'accueil, d'écoute, de dialogue, de collaboration.

Tout cela, nous le savons, demandera courage et audace, celle des vrais croyants. Mais nous en sommes persuadés : ce qui est en jeu n'est rien de moins que l'avenir des communautés chrétiennes auxquelles nous sommes attachés et sans lesquelles l'Évangile ne sera plus proclamé. De notre côté, nous sommes prêts à faire ce que nous pouvons pour collaborer à un renouveau indispensable de l'Église.

Veuillez agréer, cher frère évêque de Rome, l'expression de nos sentiments respectueux et de notre désir de vivre en communion.

 

 

 

L'équipe d'animation spirituelle de l'ACI en Belgique : Jean-François Blerot, Marie-Annette et Pierre Brisbois, Bruno Delavie, Mimi Gilon, Ghislaine Van Halewijn, Jacques Vermeylen, Arlette Westhof

 

2.

 

Chers amis,

 

Veuillez trouver, en annexe, la réponse du groupe "Démocratie dans l'Eglise" à votre appel de février 2004.

Bien cordialement,

 

pour le groupe,

 

P. Compère

 

DEMOCRATIE DANS L'EGLISE

 

Réponse du groupe «Démocratie dans l'Eglise» à l'invitation de l'APPEL : «Des messages pour un nouveau pape»

 

La première mission de l'Eglise est de proposer la Bonne Nouvelle de l'Evangile et de permettre à tous de la vivre joyeusement. Le vrai pouvoir dans l'Eglise est donc un service et doit s'enraciner dans des relations d'égalité, de réciprocité et de solidarité entre tous : femmes et hommes, laïcs et clercs, jeunes et vieux, etc. C'est toute la question du fonctionnement de la démocratie et de l'exercice du pouvoir au sein des communautés chrétiennes qui est posée à celui qui en sera non le chef mais le pasteur coordinateur. Pour être crédible il est indispensable que l'Eglise s'interroge sérieusement sur son fonctionnement qui est trop souvent en contradiction avec les valeurs évangéliques.

 

A une époque où, dans la société civile, le citoyen revendique une juste place dans la prise des décisions qui engagent sa vie, il faut redonner à chaque baptisé l'autonomie et la responsabilité de sa vie de foi. La hiérarchie de l'Eglise doit respecter le principe de subsidiarité et le pouvoir, conçu dans un esprit de service, doit s'exercer localement par des évêques élus démocratiquement pour des mandats à durée déterminée, au sein de conférences épiscopales éventuellement regroupées en patriarcats. L'évêque de Rome étant non plus le chef, mais un pasteur soucieux de respecter et d'encourager la diversité des églises locales conçue comme une vraie richesse.

 

Dés le départ, la Bonne Nouvelle a été annoncée dans quatre récits adressés à différentes communautés dans des contextes divers, adaptés aux besoins spécifiques de ces communautés. L'œcuménisme est inscrit dans la tradition chrétienne; aucune église n'a le droit de s'arroger la propriété d'une soi-disant vérité unique. Le christianisme originel avait réussi à concilier une exigence d'unité et de pluralisme de rites, de formes d'organisation, voire d'accents dans l'interprétation du message de Jésus.

 

Une Eglise se coupe de sa source d'inspiration quand elle muselle des théologiens, quand elle refuse de faire confiance au «sensus fidei» du peuple de Dieu. Une Eglise s'approfondit quand elle encourage au contraire la recherche de la vérité et l'expression d'idées nouvelles en faisant confiance à l'Esprit Saint qui souffle où il veut. L'unité visée sera, comme aux premiers temps de l'Eglise, non pas le fruit d'une assimilation uniformisante mais bien dialogue entre les différences considérées comme des richesses.

 

Nous attendons du successeur de Jean-Paul II qu'il dénonce le dogme de l'infaillibilité, accident de l'histoire, et qu'il se reconnaisse ainsi le droit à l'erreur, à l'exemple de Pierre son illustre prédécesseur, qu'il revoie le statut de l'Etat du Vatican en respectant le principe de la séparation entre l'Eglise et l'Etat et, last but not least, qu'il inaugure son pontificat par une déclaration officielle sur l'égalité des femmes et des hommes dans l'Eglise.

3.

 

Bonjour,

en annexe, quelques réflexions à propos de l'Eglise à venir ...

Merci .

 

Bernadette Hochstenbach

Rue Biomont, 6

4651 Herve

 

 

L'Eglise fondée par Jésus ne cesse depuis 57 ans de me donner vie ... il y eut mon baptême, 2 jours après ma naissance, il y a la Parole de Dieu, et puis l'Eucharistie, le sacrement du pardon ... un renouvellement sans fin des merveilles de Dieu dans ma vie.

Il y a la communauté chrétienne, en qui dimanche après dimanche, nous communions au mystère de mort et résurrection de Jésus, Christ et Seigneur, lieu de partage, de croissance, de joie profonde, de conflits quelquefois, mais qui, dépassés, font aller de l'avant.

Il y a les nombreux « témoins » (famille, animateurs du Patro, de retraites, amis, prêtres, ...) qui m'ont donné envie de connaître la Bonne Nouvelle de Jésus et de m'engager à sa suite dans différents services d'Eglise, au fil du temps.

L'Eglise, nous, vous, moi ... je ne pourrais vivre en-dehors ... L'Eglise d'avant concile, l'Eglise d'après concile ... Eglise Peuple de Dieu ... tous prophètes, prêtres et rois ...

 

Mais Dieu que mon Eglise me met à l'étroit, me rend mal à l'aise quand elle se fait « hiérarchie », Sa Sainteté, Son Excellence, quand elle édicte dogmes, directoires, commandements anciens et nouveaux ...

Que mon Eglise m'attriste quand elle parle d'un message de vie, de libération, de pardon et qu'elle juge, condamne, met à l'écart.

Que mon Eglise me déçoit quand elle continue à réfléchir, penser l'avenir, faire des choix pastoraux sans concertation avec les chrétiens de la base ... qui n'ont qu'à être les fidèles et silencieux exécutants des projets élaborés en vase clos par le clergé ... Que d'ailes coupées à des projets réfléchis et conçus dans les groupes de base !

Et que de souffrances causées par l'autoritarisme de certains membres du clergé en matière d'aménagement des unités pastorales, d'heures des célébrations, de reprise en mains de prérogatives exercées depuis des années par les laïcs.

Dans notre revue diocésaine « Eglise de Liège », il n'y a même pas de courrier des lecteurs ... significatif, non ?

 

L'Eglise deviendra-t-elle un jour démocratique ? ... je ne vois pas d'antinomie entre la fidélité à l'Eglise des apôtres et un débat démocratique en son sein ... ou tout au moins une écoute, une ouverture aux attentes des communautés, une reconnaissance des initiatives constructives.

Pourquoi ne pas ordonner prêtres des personnes reconnues par la communauté comme des « sages », des « serviteurs », des « rassembleurs » ?

De quoi ont peur nos évêques, nos prêtres ? De perdre leur pouvoir ?

Pourquoi vouloir à tout prix conserver les unités « paroisses » quand certaines ne correspondent plus du tout à la réalité des cités qui se construisent ? Pourquoi ne pas encourager aussi les communautés qui se rassemblent autour d'un projet : jeunes, familles, groupes de partage et qui canalisent des personnes venant d'horizons divers ?

La fréquentation et l'animation des communautés repose essentiellement sur les femmes. A quand une représentation proportionnelle des femmes dans les décisions qui concernent la vie de l'Eglise ?

A quand, dans la formation du clergé, des cours de psychologie, des formations à l'écoute, à la dynamique de groupe, au deuil, à la gestion des conflits, au management, à la communication ?

 

Merci de nous avoir donné la parole. Dans l'espérance d'une Eglise qui se laissera entraîner par le souffle décapant de l'Esprit du ressuscité ...

 

Bernadette Hochstenbach, Herve

 

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4.

 

Bonjour!

 

J'ai reçu de plusieurs expéditeurs différents l'opération "messages à un nouveau pape". Dans l'Appel, vous indiquez qu'un nouveau pape arrivera dans quelques mois sur le trône de Pierre. Avant de répondre à cette enquête, j'aimerais savoir ce qu'il en est de cette information. Est-elle réelle? D'où émane-t-elle? Que dit Rome?

 

Merci de me répondre et félicitations pour votre journal actuel, ouvert sur le monde et profondément chrétien!

 

Hélène Deladrière,

assistante paroissiale du diocèse de Namur

 

 

5.

 

Bonjour,

 

Si vous trouvez un intérêt dans l'article suivant, en fonction de vote enquête actuelle,... c'est tant mieux. Sinon, ce sera éventuelleemnt pour une autre fois !

Un très grand merci pour la t eneu et le contenu de L'Appel !

Marcel GERARD

 

EGLISE Si j'étais pape...

Cette sélection de messages est tirée du site internet du bimestriel des jésuites australiens « Ausrtalian catholics » (janvier-février 2004).

La revue des jésuites australiens a ouvert son site au débat sur le thème : « Si j'étais pape ». Nous publions quelques-uns des e-mail qui sont parvenus à la revue.

 

Pieux désir : lorsque j'avais huit ans, mon institutrice a dit à ma mère que « je n'étais pas fait pour la vie matrimoniale ». Mais si j'étais pape... par où commencer ? Premièrement, je fixerais une échéance à ma charge et j'annulerais toutes les charges épiscopales. Plus sérieusement, je rappellerais les paroles de mon prédécesseur Paul VI qui, pendant l'Année Sainte, a suggéré aux leaders du monde de « prendre en considération une amnistie pour tous les détenus, comme témoignage de clémence et d'équité, spécialement à l'égard de ceux qui ont fourni la preuve suffisante de réhabilitation morale et civile, ou qui peuvent être impliqués dans des situations politiques et sociales trop grandes pour eux pour en être considérés responsables.

Ensuite, je dirais que l'Eglise doit donner l'exemple en ce domaine, une journée mondiale de pardon pour tous. Une possibilité pour tous d'un nouveau début. On peut dire en passant que ceux qui prient Dieu de manières différentes de celles prescrites par l'Eglise catholique, en démontrant un repentir et en faisant pénitence, ont leurs péchés pardonnés. Ensuite je devrais indiquer des manières de traiter la grande influence de ceux qui reviennent « au bercail ». Dommage de n'avoir que 200 mots à la disposition et non pas 2000 ! Ben Anderson.

 

Je convoquerais un concile de l'Eglise pour 2005 au centre le plus appauvri de l'Afrique. Je lancerais un appel à l'Eglise afin qu'elle se consacre de nouveau à la foi de nos pères, pour écarter la discrimination à l'intérieur de l'Eglise basée sur le sexe, sur la race ou sur la condition sociale. Je ferais appel à l'Eglise afin qu'elle demande à ses membres d'être actifs dans la recherche de la paix et de l'égalité dans toute la planète. Je demanderais à l'Eglise de ne pas souligner seulement le péché qui dérive d'actions contre la loi de Dieu mais aussi celui qui dérive de l'inaction en promouvant et en poursuivant le message de son fils Jésus.

Je demanderais à l'Eglise d'avoir un engagement actif vers notre foi comme nécessaire condition requise pour tous ceux qui se professent membres de notre Eglise. Je lui demanderais aussi de mettre en œuvre des changements dans les procédures et les structures de manière à réaliser une Eglise plus illuminée et universelle. Je ferais appel à la foi en Dieu pour appuyer l'Eglise dans cette mission. Je guiderais l'Eglise dans la consultation avec l'humanité pour comprendre comment mieux procéder. Ken Fuller.

 

Comme femme, je remercierais Dieu pour le miracle survenu et je chercherais à rendre l'Eglise plus démocratique et inclusive. Puisque les cardinaux ne doivent pas être nécessairement ordonnés, je nommerais des femmes qualifiées. La composition de la Curie crée quelques difficultés mais comme pape je devrais établir que les femmes sont incluses dans cet organisme administratif, éant particulièrement adaptées à l'organisation d'institutions telles que les hôpitaux, les écoles et les familles.

Ensuite j'encouragerais tous les évêques à organiser des forums ouverts pour des discussions d'où puissent même m'être transmis des protestations et des suggestions. En se fondant sur ces informations, je convoquerais un concile Vatican III, dont le programme comprendrait tous les thèmes que le peuple de Dieu ressent avec force, notamment l'ordination des femmes et la contraception. Ce concile comprendrait non seulement des évêques mais aussi des laïcs théologiquement compétents (hommes et femmes) qui auraient des droits égaux de vote. Avant d'être mis en route, les changements décidés par le Concile seraient attentivement expliqués aux gens ; en vue d'éviter un schisme ouvert, de rendre l'Eglise plus transparente et digne de confiance, et d'accélérer le processus œcuménique. Ann Terese Ryan

 

La première chose que je ferais serait de jeter tous les livres du Doit canon. Nous avons trop de règles : au fond les premiers chrétiens n'avaient pas toutes ces lois et ils semblaient bien agir. Ensuite je convoquerais tous les évêques, pays par pays, et je dirais : « Vous devez avoir plus de responsabilité pour vos régions. Vous avez les commandements et le credo. Si ce que vous faites est en accord avec ceux-ci, les choses doivent bien aller. Parlez avec vos prêtres, religieux et laïcs parce que l'Esprit peut agir aussi en eux. Soyez libres d'explorer des domaines tels que le célibat à option pour les prêtres, l'ordination des femmes et la précision d'une manière plus délicate d'aider les divorcés qui ont l'intention de se remarier.

Vous aurez la messe et les sacrements, qui ne changeront sinon en quelque aspect, pour les rendre plus significatifs pour toutes les cultures de votre pays ; par exemple, une plus grande disponibilité du premier rite de la réconciliation.

Vous devez également chercher une nouvelle manière de nommer vos successeurs parce que je ne les nommerai plus. Rappelez toujours que la mission de l'Eglise est de diffuser l'évangile et de travailler pour la liberté, la paix et la justice pour tous. Pacem in terris est une bonne carte à suivre à ce sujet. J. Forrest.

 

Je me mettrais à genoux et je demanderais à Dieu pourquoi il m'a fait ceci. Parce que, pour moi, le fait d'être pape serait un miracle, je demanderais à Dieu le don des langues, de la sagesse et de la santé. Je changerais immédiatement toutes les installations logistiques au Vatican, de manière à installer ma femme et mes enfants, neveux et amis qui viendraient me trouver. J'apporterais avec moi deux prêtres amis, un jésuite et un pallottin, tous deux connaissant le plus de langues et je profiterais de leur aide dans mes batailles avec la Curie.

J'établirais un groupe de travail pour réaliser rapidement toutes les recommandations de Vatican II, spécialement celles qui regardent les laïcs. Je ferais en sorte de contrôler les finances de toutes les Eglises et d'en publier les bilans, afin qu'ils soient accessibles au public.

J'approuverais le sacerdoce des femmes pour une question de justice. Je mettrais en route un grand mouvement d'éducation sexuelle. Je soulignerais la spiritualité du sexe et sa bonté innée. Je ramènerais l'horloge en arrière au début et j'approuverais les prêtres mariés. J'enseignerais à tous à vivre avec amour le Notre Père. John Bardsley Roseman

(ADISTA TESTI, Rome, 16, 28-2-2004)

 

 

6.

 

En pièce jointe et en collé si problème:

pour l'assemblée libre de parole

à laquelle je ne pourrai assister.

Amicaleùment

Jean-Marie Nys

Résidence des Mottes, 30

B7503 Froyennes

 

Message à un futur pape remis à la rédaction de "L'appel"

 

Chrétien pratiquant, engagé dans l'aumônerie, je garde confiance dans ce monde qui vit les valeurs évangéliques sans référence chrétienne. L'Esprit y est à l'œuvre. J'essaie de témoigner de la joie de Dieu qui m'anime et la transmettre aux plus démunis.

Membre du corps du Christ, je souhaite un pape qui soit, à l'image du Christ, inspiré par le Dieu de tendresse et de miséricorde:

Un bon pasteur à la recherche des brebis égarées.

Un père qui accueille,écoute et ne condamne pas l'enfant prodigue.

Un serviteur qui demanderait pardon pour le siège de Constantinople,l'inquisition, les conflits de pouvoir, les graves dérives du clergé privé de tendresse par le célibat.

Un pape respectueux des diverses sensibilités du peuple de Dieu et sans discrimination pour la moitié de l'humanité exclue du sacerdoce.

Je souhaite qu'il soit plus ouvert aux réalités de la vie, remettant en question les anciennes certitudes, n'usant pas de son infaillibilité, n'abusant pas de son autorité.

Reconnaissant l'action de l'Esprit-Saint dans le peuple de Dieu, qu'il assure une organisation démocratique de l'Eglise.

 

 

7.

En attaché, vous trouverez un texte qui résume ma lecture des événements de tous les jours à l'épreuve de l'Evangile.

 

Ce sera mon message au nouveau Pape.

 

Merci de votre attention

 

Joyeuses salutations.

 

Jacques JOCKIR

 

Que croire aujourd'hui ?

 

Un groupe de théologiens catholiques belges vient de souligner les chances d'un

« christianisme impertinent ». Mais faut-il être théologien reconnu pour s'exprimer librement et demander notamment que « ... notre Eglise renonce à une posture hégémonique et dise ses convictions sans vouloir imposer sa vérité ... » ? Cette déclaration ne fait que renforcer ma conviction profonde : de nombreux chrétiens occidentaux ne veulent plus vivre leur religion comme un DEVOIR mais comme un HERITAGE. Ils veulent conserver une spiritualité mais en s'affranchissant des interdits.

 

Nous qui avons été formés à obéir, nous osons aujourd'hui désobéir pour le bien de notre Eglise, pour qu'Elle survive. Il faut que les chrétiens, hommes et femmes, bousculent l' Eglise.

 

Il apparaît clairement que des lois promulguées dans le passé n'atteignent plus leur but, les conditions sociales, économiques, familiales, politiques ayant fortement évolué. Par contre, pour le cardinal Ratzinger ( voir sa déclaration « Dominus iesus », des propositions théologiques élaborées par certains ( affirmations ou hypothèse ) font perdre le caractère de vérité absolue et jettent une ombre de doute et d'incertitude. Il cite :la conviction que la vérité sur Dieu est insaisissable et ineffable, même pour la révélation chrétienne, l' attitude relativiste qu'on établit entre la mentalité logique occidentale et la mentalité symbolique orientale, la tendance finalement à lire et interpréter la Sainte Ecriture en dehors de la Tradition et du Magistère de l'Eglise, etc

 

Faut-il simplement admettre, comme il l'affirme, que la pérennité de l'annonce de l'Eglise est aujourd'hui mise en péril par des théories relativistes qui entendent justifier le pluralisme religieux ? Doit-on croire que la révélation de Jésus-Christ est définitive et complète ? La vérité est-elle plurielle ? Pour la congrégation pour la doctrine de la foi, il n'y a aucune équivoque possible : il nous faut tenir fermement la distinction entre la foi théologale et la croyance dans les autres religions.

 

Par contre, l'homme contemporain refuse l'idée d'une nature humaine invariable, les limites de l'autocréation semblant sans cesse reposées. ( J. Neyrinck )

 

Le croyant d'aujourd'hui est de plus en plus perturbé. Il voudrait se resituer. Les découvertes récentes de la science lui donnent le vertige. Il est un de ces six milliards d'êtres humains qui peuplent la terre. Une partie croit au Dieu des chrétiens, Dieu qui fit la terre et le ciel. La terre fait partie du soleil mais il y a des millliards de soleils identiques au nôtre. La galaxie la plus éloignée, à ce jour, est à plus de 13 milliards d'années-lumière. La lumière a été émise alors que la galaxie n'était âgée que de 750 millions d'années-lumière et a mis plus de 13 milliards d'années-lumière à parvenir jusqu'à la terre. Vertige pour l'homme d'aujourd'hui devant toutes ces découvertes scientifiques quand il parle d'un événement qui est survenu il y a 2100 ans et qu'il a difficile à appréhender. Ou situer Dieu dans tout cela ?

 

Faut-il aller jusqu'à dire, comme le fit Niezsche dans la seconde moitié du 19e siècle, il y a déjà plus de 200 ans que « Dieu est mort » . Mais il ajoute que c'est pour s'opposer à la morale chrétienne traditionnelle et revenir à la morale de Jésus. Il réagissait et ajoutait qu' à la morale transcendante de la Loi qui nous condamne de haut sans donner de motivations intérieures, Jésus substitue la morale immanente de l'amour.

 

Le christianisme n'a plus besoin aujourd'hui de son support traditionnel. Les structures de l' Eglise, engluées dans la bureaucratie, est trop centralisée et n'est pas démocratique. Or, nous avons maintenant pris l'habitude de vivre en démocratie. ( Société politique, Etat, entreprises, familles ). L'Eglise se replie de plus en plus sur elle-même et, par conséquent, ne joue plus un grand rôle. Elle y va de déclarations, d' encycliques et autres affirmations qui sont systématiquement examinées et commentées par des théologiens qui eux aussi croient au même jésus sans pour autant accepter le diktat de Rome. Je pense à la récente encyclique Ecclesia de Eucharistia qui permet à Jean-Paul II de donner, à juste titre, à l'Eucharistie toute l'importance qu'elle mérite, « en veillant à n'en atténuer aucune dimension ni aucune exigence ». Notre théologien belge Pierre de Locht en a fait l'analyse et présenté le 1er juin 2003 un rapport qui souligne avec force que ...une telle perception de l'eucharistie vient étayer et renforcer une conception magistérielle et conservatrice de l' Eglise-institution. Et d'ajouter « ... ce qui m'attriste, c'est l'attitude quasi unanime des évêques pour qui l' encyclique ne peut que susciter des réactions admiratives et n'ouvre nullement à une analyse franche et ouverte ». Il invite les communautés chrétiennes ( paroisses, communautés de base, assemblées diverses ) à dire maintenant ce qu'est pour elles, sous la poussée de l'Esprit qui les habite également

la célébration de l'Eucharistie, la place qu'elles lui donnent, comment elles en vivent. Il s'agit alors de l'Eucharistie vécue, non par le prêtre, mais par l'assemblée qui se réunit à l'appel de Jésus. Et d'ajouter, que c'est à eux aussi que s'adresse la parole du Christ: « j'ai désiré d'un grande désir manger cette pâque avec vous» ( Lic 22,15 )

 

Les structures doivent être remise en question. Mais également la richesse matérielle de l'Eglise. Jesus n'avait pas de palais, ni même de domicile fixe mais rencontrait les gens dans la rue en allant au devant d'eux. Et plus particulièrement les plus démunis, les écorchés vifs ( SDF, les réfugiés politiques et économiques, les prostituées, les drogués ... ).

 

Nous ne devons plus insister sur le rôle négatif que joue la Curie qui entoure le Pape. Mais il est aussi évident qu'il existe des curies diocésaines qui décident de ce qu'il faut ou ne faut pas faire ou dire. Les laïcs engagés dans les structures épiscopales, diocésaines, paroissiales ... ne sont toujours , en grosse majorité , que la cinquième roue du char. L'autorité a vu le bénévolat fortement diminuer, et, a été forcée d'engager des professionnels laïcs qui, sans avoir le titre, reprennent des fonctions que les prêtres, en diminution constante, ne peuvent plus assurer. Tout cela dans le cadre d'emplois précaires afin de pouvoir aisément les remercier quand ils le jugent nécessaire

 

Les responsables belges de l' Eglise doivent, tout comme nous, s'adapter, se moderniser et enseigner son message d'Amour dans une nouvelle forme, adaptée, lisible pour et par tous. Car le message du Christ est multiculturel. L'Eglise est européenne, africaine, asiatique, ... selon le pays où Elle est présente. Pratiquement, chez nous, le collège des Evêques sera francophone et wallon avec une autonomie d'enseignement et d'autorité tant vis à vis de Malines que de Rome. Nos paroisses seront revues en fonction des nouveaux espaces urbains. Les prêtres et les laïcs, hommes et femmes, auront davantage le droit à la parole, avec une exigence de concertation et de discussion. Sans oublier que l'interreligieux est une donnée nouvelle et incontournable aujourd'hui. Dieu est présent dans les autres religions du monde.

 

Finalement, je constate que l'Eglise est encore très conservatrice et reste une institution du passé qui ne s'est jamais remise en question. Alors que les Evangiles interpellent singulièrement chacun de nous en particulier, le christianisme nouveau parlant directement au cœur de l'homme aujourd'hui.

 

Il nous est toujours plus facile d'exprimer ce que Dieu n'est pas, plutôt que ce qu' Il est. Comment parler de Dieu avec nos enfants, petits-enfants, avec notre entourage ? Avec quels mots, toujours limités par les représentations que nous leur donnons ? Comment être soi-même pour rencontrer l'autre ?

 

 

Comment relire les évangiles aujourd'hui où la recherche historique et les exigences scientifiques s'imposent de plus en plus ? Comment croiser les Evangiles avec des sources extérieures ? Le message original du Christ reste la base de notre foi. On écoutera la parole de Jésus, lui-même se présentant comme « le chemin , la vérité et la vie ».

 

 

Mes convictions font partie intégrante de ma personnalité. Si je les change, je perturbe le sens de ma vie. Jusqu'à douter et même à avoir peur : et si Dieu était mort ? Que croire aujourd'hui ? La vérité est-elle multiple ? La Parole est-elle plurielle comme la Bible est plurielle? Comment vivre ma vie ? Qui peut nous aider dans ce véritable débat. Non pas pour polémiquer ou se plaindre d'une incompréhension des responsables d'Eglise, mais pour donner sens à notre vie. Ces questions valent un large débat où chacun, s'appuyant sur sa propre ascèse, pourra apporter sa brique à la construction d'un nouvel édifice chrétien.

 

8.

 

A la Rédaction du magazine "L'appel"

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Votre campagne "Participez à l'opération "Des messages pour un nouveau pape" (L'appel n°264 de février 2004, en couverture et en page 6) est parfaitement déplacée.

"Dans quelques mois, un nouveau pape arrivera sur le trône de Pierre", écrivez-vous sans sourciller: c'est une indélicatesse d'un goût plus que douteux, voire une goujaterie.

Envisageriez-vous de débarquer de force notre Pape (la majuscule est de moi, puisque vous n'en mettez jamais), voire de l'euthanasier?

Détrompez-vous, je ne suis pas de ceux qui prônent cette sorte d'acharnement apostolique à vouloir qu'il reste en place jusquà son épuisement ultime et je trouve qu'il serait de l'intérêt de l'Eglise et de son image qu'il se retire au plus tôt.

Mais de là à écrire qu'il sera "out" dans quelques mois, il y a un grand pas, qu'une simple décence journalistique -et humaine- aurait dû vous interdire de franchir.

Par ailleurs, on peut se demander si vous êtes mandatés par l'Episcopat pour organiser aux quatre coins de la Communauté française des "assemblées libres de parole", présentées comme étant une préparation officielle à ce que devrait être l'Eglise de demain.

La simple appellation "Enquête d'opinion" (bien légitime et dans la mission que doit avoir la Presse) eût été plus conforme à la vérité - et accessoirement plus modeste.

 

Michel BILQUIN,

1331 Rosières-Saint-André

 

9.

 

Chers amis, bonjour.

 

Réaction à l'article publié dans n° 267 - mai 2004 - pages 8 et 9 précisément p. 9 en 2ième coln, 4ième al.

à "Madeleine" qui avait "l'impression d'être parmi les protestants".

 

Je n'ai pas eu le plaisir de participer à cette réunion mais :

je pense que nous sommes nombreux dans l'Eglise catholique romaine à "protester" devant ce que nous trouvons être des dérives inacceptables de la part de l'institution. Ce peuple qui réagit et proteste face à ce retour en arrière, face à une tendance qui s'écarte de plus en plus de l'esprit de l'évangile de Jésus pour formaliser, comme du temps des pharisiens, et qui manque d'ouverture aux différentes cultures et à leur évolution, manque totalement d'adaptation comme les pharisiens l'ont fait du temps de Jésus. C'est pourquoi lui aussi a réagi contre les dérives du "pouvoir" religieux de son époque avec les conséquences que l'on connaît : "crucifies-le". Je pense sincèrement que cette frange de l'Eglise actuelle constitue "les protestants modernes" qui, plutôt que de quitter sur la pointe des pieds, réagissent ouvertement.

Jean Gé, de Sart-Bernard

10.

 

Marcel Leduc

Rue JB Mosselmans 37

1140 Bruxelles

 

L'Église devrait en revenir à une attitude plus humble. L'image qu'elle donne d'elle-même au travers des célébrations fastueuses à Rome ou au cours des voyages du pape est mal perçue. Il semble que les catholiques ont fait du pape un demi-dieu, objet d'une vénération qui le situe à un niveau qui n'est pas le sien.

 

Voir des hommes ou des femmes se prosterner devant lui a quelque chose de choquant. Le luxe déployé à chacune de ses apparitions tranche avec les images de la pauvreté dans le monde.

 

Ne devrait-on pas corriger ce qui aurait dû disparaître depuis bien longtemps et ainsi repartir sur des bases nouvelles ?

 

Et dans le même ordre d'idée : faut-il encore des princes dans l'Église ? A-t-on besoin des cardinaux ? Faut-il encore appeler « monseigneur » les évêques ? Et si on appelait le pape, les évêques, les prêtres, tout simplement : Père !

 

Tous ces changements donneraient un autre visage à l'Église sans rien changer d'essentiel, sinon, peut-être, de la réconcilier avec ceux qu'elle a si souvent déçus et découragés.

 

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11.

 

Pierre de Locht

Rue de la Prévoyance 58

1000 Bruxelles

 

 

A l'équipe dirigeante de l'Appel

 

Cheres amies, chers amis,

 

On ne peut que se réjouir de l'initiative prise par l'Appel de susciter la parole sur l'avenir de l'Église. Il faut espérer que vous allez être submergés par l'apport des assemblées de parole ouverte et par les messages écrits ou téléphonés. Si ce n'était pas le cas, ce serait l'indice qu'il est déjà trop tard, que l'analyse critique est dépassée, et qu'un grand nombre s'en sont déjà allés, découragés, n'attendant plus rien de l'Église.

 

Dans le cadre de cette mise en chantier, combien heureuse, il me semble qu'il y aurait danger à trop lier l'indispensable renouveau de l'Église au choix du nouveau pape et à la curie romaine. Nombreux sont les catholiques, prêtres et laïcs, qui restent trop dépendants des initiatives et autorisations (combien rares) venant « d'en haut », alors que l'essentiel de la vitalité de l'Église se situe à la base.

 

La réforme liturgique, qui a été, il y a bientôt quarante ans, la première grande décision de Vatican II, n'a pas été une initiative de magistère. En réalité, les évêques réunis en Concile ont entériné et officialisé ce qui s'était inauguré à la base, en bien des endroits. Et cela, dans la désobéissance aux normes établies, au nom d'une obéissance plus fondamentale aux véritables besoins et valeurs à promouvoir. Le Droit, y compris dans l'Église, est toujours en partie en retard sur la vie.

 

Il faut éviter, me semble-t-il, ce créer une attente trop centrée sur le magistère romain, au risque de susciter une lourde déception et un grave découragement si le choix fait à Rome ne va guère dans la ligne des espoirs légitimes de la base.

 

Il me paraît important dès lors de centrer l'attention sur l'avenir de l'Église et sur la place que chacun peut y prendre, plus que sur le choix du prochain pape. Car l'objectif primordial ne se situe pas là, mais dans la manière dont la Bonne Nouvelle de Jésus se vit dans le quotidien des fidèles, eux qui sont dans notre Église les militants de première ligne.

 

Avec mes souhaits les meilleurs pour votre initiative, et l'expression de ma vive amitié.

 

 

12.

Rêvons, et exprimons notre rêve...

 

Nous rêvons d'une Eglise moins centralisée, moins cléricale, plus à l'écoute des communautés de base pour la désignation des doyens et évêques. Le prêtre serait mandaté par la communauté pour présider l'eucharistie et administrer les sacrements. Des représentants de la communauté seraient mandatés pour assurer la vie des paroisses, doyennés,... sans que le mandant n'exerce un contrôle univoque sur les activités, projets, etc.

L'accès des femmes à la prêtrises, le célibat des prêtres et autres sujets "sociaux" ne remettant pas en question les fondements de l'Evangile feraient l'objet d'un débat ouvert à tous, sans a priori, ou au moins d'une consultation des communautés chrétiennes.

La sève de l'Eglise circule trop souvent de haut en bas. Des nécroses se forment dans les fibres mal irriguées...

 

Agnès et Philippe Wilmart

6, rue de Grosmont

7608 Wiers

 

 

13.

Docteur Bernard WOITRIN

 

Chirurgie Orthopédique

 

 

 

 

Chers Amis,

 

 

 

Vous avez demandé un « Message pour un nouveau Pape » à vos lecteurs.

 

 

 

C'est vrai que c'est un peu prématuré : c'est l'histoire de Louis XIV demandant son nom à son arrière petit-fils Louis qui lui répond : « Louis XV, Sire » , et le Roi-Soleil de lui rétorquer

 

« Pas encore... »

 

 

 

Donc, rien ne presse...

 

 

 

Plus qu'un nouveau Pape, c'est l'Eglise que je souhaite interpeller, car le Pape n'est pas l'Eglise malgré sa structure peu démocratique, mais doit-elle fonctionner à l'image d'un système politique ?

 

 

 

L'Eglise s'inscrit dans le Temps, ce qui explique sa lenteur à évoluer, mais le Temps s'accélère, pas toujours dans le bon sens bien entendu et c'est là qu'il y a un rôle à jouer, une influence à avoir, un élan à transmettre...

 

 

 

Et si on revenait aux choses simples, évangéliques, donc de « bonne nouvelle » comme si c'était nouveau ? Par exemple...la Charité.

 

 

 

Les couples du silence, avez-vous titré en septembre 2003.

 

« Malheur à celui par qui le scandale arrive, il vaut mieux lui attacher une meule au cou... »

 

lit-on dans l'Evangile.

 

Mais que l'Eglise préfère-t-elle ? De malheureux dévoyés honteux que l'on cache, marginaux mais désastreusement spectaculaires, sans parler des pressions sur les victimes ou leur famille pour obtenir leur silence, ou des hommes et des femmes épanouis dans leur vocation religieuse mais aussi dans leur sexualité que l'Eglise a été la seule, et non Jésus, à rejeter comme sale ou impure, comme l'atteste la cérémonie des « relevailles » que ma mère a dû suivre à ma naissance ?

 

 

 

Je n'oublie évidemment pas les Prêtres magnifiques qui ont intégré leur célibat comme un atout dans leur vie missionnaire et qui irradient d'un choix librement consenti : c'est donc possible, mais faut-il l'imposer comme préalable ? Faut-il faire d'un Prêtre vivant une union stable épanouissante un paria voué à l'enfer ? Est-ce là la Charité ?

 

 

 

 

 

Les divorcés croyants et/ou pratiquants.

 

Nous avons eu l'insigne bénédiction de compter dans notre famille un saint Prêtre qui, dans sa vieillesse, se remettait encore en question, lui, son message et ce qu'il représentait dans l'Institution de l'Eglise, en posant, un jour, dans une homélie, la question tragique des divorcés souhaitant se remarier à l'église...et n'ayant pas d'autre réponse que celle de sa hiérarchie : c'est non, officiellement.

 

Je vois encore ce paroissien venir le remercier pour des paroles inattendues et aimantes, car originales au regard de la Charité.

 

 

 

Près de chez nous , était-il normal de refuser des funérailles religieuses à quelqu'un qui avait épousé une divorcée ?

 

 

 

Nous avons connu chez des proches des divorces malheureux, suivis de reconstructions pleines de bonheur, et il s'est trouvé des Prêtres qui ont, sans accorder le Sacrement, accepté avec conviction d'être au moins le témoin de Dieu, avec les familles, pour un nouveau départ : de quel droit l'Eglise officielle refuse-t-elle le bonheur à des couples sincères mais reconstruits dans la loyauté et le désir de repartir ? Ne s'est-elle jamais trompée elle-même ? Ou doit-on considérer que les Croisades ou la « Sainte » Inquisition, par exemple, étaient légitimes, sans remise en question possible ?

 

 

 

La Charité...Pourquoi a-t-on longtemps refusé « la terre chrétienne » aux suicidés ? Pourquoi Rome continue-t-elle à prêcher l'abstinence aux femmes soudanaises pour lutter contre le sida ? Pourquoi le Sacerdoce est-il toujours interdit aux femmes ? Pourquoi considère-t-on à Rome que le Catholicisme est la seule vraie Foi ? Des millions d'autres Chrétiens sincères auraient-ils tout faux ? J'ai peine à le croire et je m'attends à saluer Luther, Calvin ou Michel III de Byzance à mon arrivée - probablement conditionnelle - dans la Lumière.

 

Et je ne passerai pas à côté de Mahomet sans lui demander de ses nouvelles.

 

« Recherchez la compagnie de ceux qui sont en quête de la Vérité, fuyez ceux qui prétendent l'avoir trouvée... »

 

 

 

C'est aussi cela l'exclusion, et donc l'absence de Charité.

 

 

 

L'Eglise donne trop souvent l'impression de sous-estimer la grande misère de l'Homme et son Espérance ; tout résonne cependant dans une seule phrase : « Ce que vous avez fait au plus petit des miens... » Cela me semble plus important que de canoniser à tire-larigot.

 

 

 

Voilà, chers Amis, ce que je voudrais dire même au Pape actuel, sans ignorer ma propre imperfection.

 

 

Bien cordialement

 

Bernard WOITRIN

 

 

14.

 

Veuillez trouver ci-joint « La lettre ouverte au Pape » :

 

En commémoration de la mort de Giordano Bruno, elle sera déposée, accompagnée d'une gerbe de fleurs, devant les institutions de l'Eglise catholique romaine dans plus de 60 pays du monde ,ce mardi 17 février,ceci afin que le meurtre de cet homme soit reconnu et qu'il soit réhabilité.

 

En Belgique cette action aura lieu ce jour à 13H 30 devant l'évêché de la ville de Malinnes

 

 

 

En vous souhaitant bonne réception ,

 

Marie-Hélène Trigalet

 

Attachée de Presse pour le Mouvement Raelien Belge

Lettre ouverte à Jean Paul II

Pape de l'ÉGLISE Catholique et Romaine

 

Nous vous demandons solennellement de reconnaître la culpabilité de votre Eglise pour l'assassinat de Giordano Bruno brûlé vif le 17 février 1600 à ROME.

Nous vous demandons également d'accepter le divorce, le mariage des prêtres, l'usage de méthodes contraceptives, l'usage du préservatif, les femmes prêtres, de refuser de baptiser les petits enfants ... en un mot de respecter les droits fondamentaux de tous les êtres humains !

 

Le Mouvement Raëlien, religion athée dont le dogme fondateur est l'affirmation que toutes les formes de vies sur Terre ont été créées scientifiquement, il y a très longtemps (grâce à une maîtrise parfaite de l'ingénierie génétique) par des visiteurs extraterrestres,

annonce qu'il organisera le 17 février 2004 à ROME et dans plusieurs pays du monde, des manifestations demandant la réhabilitation de Giordano Bruno.

 

Le 17 février 1600, le philosophe et moine défroqué, Giordano Bruno était condamné au bûcher par l'Église Catholique Romaine puis brûlé vif au " Campo dei Fiori " à Rome.

La ''Sainte Congrégation de l'Inquisition Romaine et Universelle'', alors sous les ordres du Pape CLEMENT VIII, le fit emprisonner et le Tribunal Romain de l'Inquisition entama à son encontre un procès pour ''hérésie'' car il avait osé déclarer que l'univers était ''infini'' et, plus grave encore, émettre l'hypothèse qu'il puisse exister certaines formes de vie hors de la Terre ; ces idées avaient été considérées comme totalement ''hérétiques'' et contraires à la doctrine catholique.

Aujourd'hui les hypothèses de Giordano Bruno sont reprises et admises depuis que l'on découvre des planètes hors du système solaire et que de nombreux programmes de recherches essaient de découvrir des traces de vie extraterrestres.

 

Bien que l'Église ait réhabilité, après plusieurs siècles de réflexion, d'autres philosophes comme Galilée, Jan Hus et Savonarole, elle n'a pas encore trouvé le courage de reconnaître sa culpabilité pour l'assassinat de Giordano Bruno, un des plus grands esprits de son époque, philosophe reçu chez les princes d'Europe et longtemps protégé par Henri III, roi de France.

 

Nous vous demandons solennellement :

- de demander pardon, au nom de votre Église, pour l'assassinat de GIORDANO BRUNO, brûlé vif

- de prouver au monde que la repentance de son église n'est plus hypocrite, en acceptant de ''décanoniser'' le cardinal Robert Bellarmin... celui-là même qui conduisit les procès de Galilée et de Giordano Bruno, et qui fut canonisé en 1930 (nous avons là, une nouvelle occasion de nous interroger sur les prétentions à l'infaillibilité des papes...).

 

L'église Catholique et Romaine, pour ne plus être confrontée à de telles erreurs de jugement, doit cesser de défendre des valeurs d'un autre âge en contradiction avec la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme. Elle doit, au vu des découvertes scientifiques et de la progression de l'humanité, reconsidérer les positions primitives qu'elle défend avec insuffisamment de discernement :

- l'Eglise Catholique refuse le divorce et porte atteinte à la liberté des individus ;

- elle condamne le contrôle des naissances et l'usage de méthodes contraceptives ;

- l'Eglise catholique est sexiste et n'accepte pas les femmes prêtres ;

- elle interdit l'usage du préservatif se rendant ainsi coupable d'un crime contre l'humanité en favorisant la propagation du SIDA ;

- l'Eglise Catholique condamne l'homosexualité comme une monstruosité ou une déviance sexuelle ;

- l'Eglise Catholique Romaine doit cesser de revendiquer, comme faisant partie de ses membres, les individus baptisés alors qu'ils étaient enfants mineurs sans qu'on leur ait jamais demandé leur consentement...

 

Voilà pourquoi nous attendons de vous et de votre Eglise de reconnaître vos torts et de faire amende honorable, pour le meurtre de Giordano Bruno brûlé vif en 1600 et de respecter les droits fondamentaux de tous les êtres humains.

 

 

15.

 

madame, Monsieur,

 

Ci-joint ma participation tardive à la campagne "Prenez la parole".

Merci d'y prêter quelque attention et bon vent à votre revue tonifiante et

vivante.

Meilleures salutations.

 

Dominique Galloy

 

M. Dominique GALLOY Marcinelle, le 9 mai 2004.

5e Avenue, 39

6001 Marcinelle

Tél. 071/43 31 68

 

 

 

Rédaction de L'appel

Rue du Beau-Mur, 45

4030 LIEGE

 

 

 

 

Madame, Monsieur,

 

 

 

Campagne « Prenez la parole ! Exprimez vos messages à un nouveau pape ».

 

 

 

En lisant votre numéro de mai 2004, je me rends compte que le temps est passé très vite depuis février et le lancement de votre campagne. Je comptais bien y participer et je vous envoie donc maintenant mon message même s'il est tardif.

 

J'admire Jean-Paul II, Karel Wojtyla, comme homme, prêtre et pape, pour sa foi profonde, son combat permanent pour la liberté et la dignité humaine et contre l'oppression, pour sa vie donnée. « N'ayez pas peur » restera dans toutes les mémoires.

 

Cela étant, l'Eglise-institution ou organisation doit changer radicalement et en profondeur pour retrouver la fidélité à l'Evangile et mettre réellement en application les textes du Concile Vatican II. Depuis de trop nombreuses années, l'Eglise-institution a mis la marche arrière. La Restauration est en place : les interdits et le conservatisme ont repris le dessus comme trop souvent au cours des siècles. Non à la participation aux débats éthiques actuels, non à la juste place des femmes dans l'organisation, non à l'ordination d'hommes mariés, non aux filles comme acolytes, non aux divorcés-remariés, non aux assemblées animées par des laïcs (rappel récent du nouvel évêque de Tournai, document Redemptionis Sacramentum), etc... « Le temps de l'expérimentation est terminé et les évêques ne peuvent plus donner la permission pour de nouvelles expériences » concernant l'Eucharistie (journal Dimanche du 9 mai 2004). Comme si la vie et la vie chrétienne n'étaient pas une expérimentation permanente, un mouvement et une adaptation à un monde en évolution ! Même les planètes et les astres se déplacent dans un cosmos qui se transforme sans cesse.

 

La structure hiérarchique pyramidale, rigide, lourde et accentuée de l'Eglise-organisation est une insulte au Peuple de Dieu qui n'est considéré que comme troupeau bêlant qui doit obéir, suivre les directives et qui peut bien bénévolement accomplir certaines tâches matérielles subalternes. Il n'est pas normal qu'aujourd'hui un évêque soit nommé par Rome après un an de tractations secrètes à l'insu des communautés paroissiales et de l'assemblée des prêtres du diocèse. Il n'est pas normal qu'aujourd'hui encore un prêtre soit déplacé comme un pion sur un échiquier par la seule volonté hiérarchique.

 

Je connais pas mal d'amis et de chrétiens sincères et généreux qui quittent sur la pointe des pieds cette Eglise dans laquelle ils ne se reconnaissent plus et dont ils et elles ne veulent plus cautionner l'immobilisme et la rigidité. L'âge moyen de beaucoup d'assemblées dominicales (65 ans), l'âge moyen des prêtres d'un diocèse (autour de 70 ans), la défection massive et continue des chrétiens ne semblent pas émouvoir la hiérarchie de l'institution qui continue à fonctionner en bouchant des trous ou en faisant une marche pour les vocations.

 

Les dernières encycliques du Pape actuel sont des condensés de rappels, de mises en garde et de retours en arrière, sans souffle nouveau ni bonne nouvelle pour le monde actuel. Par exemple, « Eucharistia de Ecclesia » que j'ai lue attentivement et qui est autoritaire et rétrograde. Personnellement, je ne tends donc plus l'oreille vers Rome pour nourrir ma foi et trouver des réponses à mes questions. Ce sont des gens comme Gabriel Ringlet, José Reding, Yvonne Gebara, Myriam Tonus, Adolphe Gesché, Maurice Bellet, Philippe Bacq, François Lambert et d'autres qui m'intéressent comme théologiens (ennes) de notre temps. Ce sont des éveilleurs et éveilleuses qui proposent, cherchent et suscitent avec les hommes et les femmes d'aujourd'hui.

 

Cela m'amène donc à formuler les demandes suivantes pour un nouveau pape.

 

1. Je lui demande de provoquer un changement radical et profond dans les structures et le fonctionnement de l'Eglise. Rouvrir avec persévérance portes et fenêtres que d'aucuns, à Rome et ailleurs, s'obstinent à refermer depuis vingt ans en supprimant peu à peu les effets positifs du Concile Vatican II. Supprimer une série d'organes et de satellites de la Curie romaine, et en mettre en place quelques nouveaux avec des femmes et des hommes nouveaux dans des structures légères. Renvoyer à la pastorale du terrain beaucoup de prélats et de clercs qui emplissent les palais romains et participent au cursus honorum. Sinon l'institution mourra et du neuf renaîtra pour les générations futures mais avec entre-temps un immense gâchis dans notre monde occidental. C'est plus qu'une hypothèse, cela devient un espoir pour pas mal de chrétiens déçus par la paralysie et l'aveuglement de l'Eglise-organisation.

2. Je lui demande de respecter les incroyants comme des partenaires égaux, de se mettre à leur écoute et d'encourager les chrétiens à faire de même.

3. Je lui demande un retour à l'Evangile, à la Bible en aidant les chrétiens à les lire, par la promotion de théologiens et théologiennes modernes qui éveillent, suscitent, donnent du sens. Ils permettent au Peuple de Dieu de poursuivre sa quête personnelle de Dieu, dans l'espoir et en harmonie avec la science, le monde et les autres religions.

4. Je lui demande de remplacer la structure hiérarchique, pyramidale et moyenâgeuse par une structure plus souple en réseau, avec de véritables équipes d'animation pastorale (prêtres vivant et travaillant en équipe, appuyés par des laïcs rémunérés).

5. Je lui demande d'être à l'écoute des théologiens et des scientifiques (femmes et hommes ) qui travaillent dans les universités catholiques, au lieu de les surveiller d'un œil suspicieux et de les maintenir dans la droite ligne avec des coups de crosse.

 

Un chrétien optimiste.

 

 

16.

 

En bref, pour répondre à votre invitation;

tout d'abord, gardons nous de laisser penser que nous

souhaitons la démission de Jean Paul II,

ou que nous l'enterrons déjà.

Lorsqu'il ne sera plus là, nous aimerions que le prochain pape

ne soit plus une autorité absolue,

que celle-ci soit le fait d'une collégialité d'évêques.

Il ne me parait pas possible que l'église catholique

devienne une démocratie; toutefois sa hiéarchie doit écouter

son peuple, qui est église, beaucoup mieux qu'aujourd'hui.

La Curie nous parait avoir beaucoup trop de pouvoir,

au point, semble-t-il, de limiter parfois celui du pape lui-même.

L'Eglise doit libérer le chrétien sans le tutelliser.

Il y a trop de choses à demander et ce serait trop long

d'en faire la liste. Je me limiterai à demander que le texte du Credo

soit repensé et recréé.

Jacques Lamalle

Liège

17.

 

Bonjour,

 

Il est très probable que j'aille ce soir à l'Assemblée qui se tiendra à Froimont ce lundi soir, 15 mars 2004.

 

Comme mon message est déjà écrit, je me permet de vous le transmettre ci après.

 

Jean-Pierre Tramasure

Bonjour,

 

Le prochain Pape

 

Avant tout, je le considère comme un COORDINATEUR,

 

avec une structure de l‚Eglise d‚Occident, d‚Afrique et d‚Amérique (latine et du nord),

 

non plus similaire à la structure juridique de l‚Empire Romain,

 

mais similaire à celle de l‚Eglise d‚Orient et plus proche de celle du protestantisme (que l‚Eglise a tant combattu).

 

 

Ce Pape doit renouer avec l‚Orthodoxie,

 

non pas tant par sa réflexion théologique (qui finalement sert de pétexte aux divisions),

 

qu‚en se campant comme évêque de Rome, primus inter pares,

 

ne s‚immisçant à la vie chrétienne des autres disciples du Christ, qu‚en écoutant les différences de structures et de compréhension du Message que l‚Esprit a suscité dans l‚Histoire et dans le monde.

 

 

 

 

 

La Curie ne doit pas être centralisatrice avec un pouvoir fort,

 

mais ouverte et au service de l‚Esprit qui se manifeste partout dans le :monde,

 

y compris hors des disciples directs du Christ que sont les chrétiens.

 

L‚Esprit souffle où Il veut !

 

 

 

Ce Pape doit cependant être très adroit pour éviter toute fracture entre les catholiques et autres disciples du Christ traditionnels, fondamentalistes,

 

Et les disciples du Christ ouvert à toutes les manifestations d‚Unité dans le monde. Que tous soient UNS.

 

Rome ne doit pas croire qu‚Elle est seule à avoir La Vérité. Celle-ci se cherche chaque jour. Personne ne peut se prévaloir de La Vérité.

 

 

Ceci est dit succinctement. Chaque paragraphe mériterait d‚être explicité.

 

Mais je pense qu‚il va dans le sens de beaucoup d‚intervenants.

 

 

 

Il dépasse l‚þcuménisme traditionnel, car je crois en l‚Unité du Christ ressuscité au-delà des frontières du Christianisme : des témoignages « chrétiens » dans tout être vivant (et même immatériel !). Aux hommes de se comprendre et de se rapprocher en intégrant, dans leur quotidien, dans leur « dialogue », les réalités terrestres et celles de l‚Univers.

 

 

18.

 

MESSAGE AU NOUVEAU PAPE.

 

Il faut réformer la Curie de A à Z : plus de transparence, d'esprit de service et fini l'autoritarisme centralisateur et l'arrogance ! Elle doit désormais dépendre des épiscopats, au service desquels elle travaillera.

Se mettre à l'écoute du peuple de Dieu, susciter des conseils de laïcs partout où il n'en existe pas et les écouter. Convoquer des conciles régionaux, composés pour moitié de représentants du clergé et des religieux/ses et pour moitié de laïcs (hommes et femmes à parité), représentatif(ve)s de toutes les tendances.

Ne plus promulguer ni dogmes, ni encycliques, ni mandements sans large consultation des théologien/ne/s et des conseils de laïcs.

Ne plus procéder à des nominations d'évêques sans que ceux-ci soient élus par l'assemblée du clergé, des religieux/ses et le conseil des laïcs du diocèse.

S'adapter aux cultures et mentalités de chaque continent et sous-continent (donc, plus de normes universelles détaillées pour la liturgie, le catéchisme...)

Reconnaître une part égale de responsabilité dans l'Eglise aux femmes et aux hommes.

Repenser de fond en comble l'articulation clergé/laïcat et mettre en œuvre de nouvelles possibilités d'accès à l'Eucharistie pour le peuple de Dieu, en exploitant ce qui se vit déjà depuis des années dans certaines communautés de base : c'est l'assemblée qui célèbre, qui consacre et qui vit de l'Eucharistie ou qui désigne un prêtre, si on en manque.

Promouvoir un dialogue vrai avec les autres confessions chrétiennes et avec le judaïsme. Cesser de prétendre détenir LA VERITE, mais la chercher humblement avec les autres confessions chrétiennes et avec le judaïsme.

S'abstenir de toute prise de position éthique : la hiérarchie vaticane s'est décrédibilisée depuis « Humanae Vitae » en 1968. Laisser les théologien/ne/s moralistes et les laïcs compétents réfléchir tranquillement aux problèmes qui se posent sans leur imposer des ukases.

Répartir la fonction exercée par le pape en plusieurs patriarcats : ainsi il pourra jouer son rôle de garant de l'unité entre les chrétien/ne/s de tous les patriarcats catholiques.

Après la mise en œuvre de tout ce programme, favoriser la convocation d'un Concile mondial et œcuménique et instaurer un règlement démocratique pour l'élection des responsables à tous les niveaux, du conseil paroissial au pape. Modifier le rôle des nonces : qu'ils aient un rôle d'ambassadeurs auprès des gouvernements et qu'ils se gardent d'intervenir dans la vie des Eglises locales, de quelque manière que ce soit !

 

 

 

Edith et Louis Fèvre

 

Réseau Résistances- Bruxelles.

 

 

19. Messieurs,

U bon vent m'a fait savoir que vous rassemblez les frustrations du bon peuple. Si simplement celà pouvait tomber dans la bonne terre.

Rassemblez, on ne sait jamais. Mes frustrations les plus évidentes sont

1.L'infaillibilité du pape ou de quiconque.

2.Manque évident de démoceratie dans l'Eglise.

Exemple : De vieux célibataires qui vont raconter aux jeunes et moins jeunes comment vivre en couple

3.Réflexions sur les dogmes, nouvelles pistes de foi

4. Abiguité conscience par rapport aux dogmes

 

Soit dit en passant que ce qui pourrait encore attirer, c'est le sens que la religion pourrait donner en plus. Droits de l'homme, attitude envers la femme ... seulement pour vous dire que pour reconstruire une crédibilité il faudra des gestes vraiment Evangéliques. En fait je ne suis plus fort engagé et je ne me sens plus fort motivé pour le faire. Sait-on jamais

Bon courrage

Xavier Lagae

20.

 

 

Lettre à un nouveau pape.

 

 

 

Jadis Rome était le centre du monde. Ce fut parfait pour le « démarrage » de l'église. Mais les temps ont changé. Rome n'est plus que »une »ville à travers le monde et la centralisation qui se maintient est devenue un gros handicap !

 

Rome ne peut plus saisir, ni sentir les réactions te les besoins des différents pays , races, etc On ne sent pas, on ne vit pas à l'autre bout du monde comme à Rome.

 

Une « décentralisation » est indispensable. Que chaque évêché, ou province ecclésiastique puisse prendre les décisions qui sont nécessaires chez eux, sans devoir en recourir vers une autorité qui ne perçoit pas les besoins.

 

 

 

Dans un autre aspect, il serait souhaitable que l'église prenne conscience que son langage, son vocabulaire, sa façon de s'exprimer ne répond plus au langage d'aujourd'hui.

 

Des mots, créés par des théologiens( peut-être très malins, mais d'un autre âge)

 

qui manquent de contact avec le public. On ne parle plus de cette façon là et les gens ne comprennent plus ce que l'on dit.

 

Savoir appeler un chat un chat, et non pas des circonlocutions qui ne mordent plus avec les hommes du XXI siècle.

 

De même pour la liturgie une présentation, qui a progressé depuis 40 ans mais qui doit encore évoluer, parce que on ne ressent plus les choses de la même façon.

 

 

 

Si l'église veut encore être entendue, elle doit « être » de nos jours.

 

Une mise en cène qui fait rire. Des vêtements dépassés, (mite, crosse, etc) qui n'ont plus aujourd'hui aucune signification !

 

 

 

Un autre point de vue : celui de l'organisation du monde aujourd'hui.

 

Pourquoi le Pape qui voyage si volontiers, n'était-il pas à Bombay la semaine dernière ? C'est là que Jésus se serait rendu aujourd'hui pour crier les injustices de ce siècle

 

Il publie des notes que la grande presse ne reproduit pas, une présence est plus efficace qu'un « papier » dans l'Osservatore Romano qui ne sensibilise pas la majorité des gens

 

 

 

Voilà quelques réflexions, on pourrait en ajouter d'autres, mais si le nouveau Pape réfléchissait sur ces points ce serait déjà beaucoup !

 

 

 

 

 

 

Louis LAMBRET ÊÊÊÊÊÊÊÊÊ ÊÊMontegnZÿe, le 18/02/04

 

PavZÿ du Gosson 387

 

4420 MONTEGNEE

 

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