QUAREGNON - FUTUR PAPE

 

Mimie Genon ( ?), Mons

 

Je voudrais un changement dans l'Église. Je suis catholique. Je vais à la messe, mais je papillonne comme dans un grand magasin. J'ai fait partie d'un mouvement d'éducation permanente, l'ACI, mais j'ai lâché. J'ai été recontactée pour réfléchir un peu à l'Église avec un petit noyau, dans l'ACI aussi. Je cherche à ouvrir les choses. Ce week-end, on a organisé un week-end Islam-Catholicisme. Je ne suis pas attachée du tout à un lieu comme vous. Donc je cherche l'ouverture, je cherche la reconnaissance de la différence. D'autant plus que j'ai plus de temps, que je ne travaille plus, que mes enfants se sont envolés. J'attendrais de décloisonner la hiérarchie. Je ne la supporte plus. Je ne suis engagée en rien dans l'Église, ni en paroisse. J'ai une tradition déjà un peu à côté de l'Église. Avec mes enfants, nous avons fait des messes en dehors de l'église une fois par mois. Mais nous les préparions. J'ai toujours été un peu marginale. Je cherche un peu la parole de chacun, car chacun a un bout de la vérité. Le pape ni le cardinal ne nous transmettent pas ça. Je voudrais qu'ils donnent plus de place à chacun de nous et on apporterait ainsi un regard nouveau. Et je suis émerveillée de nous voir ici. Mais je pensais qu'il allait y avoir plus de jeunes. Que le Pape s'entoure de jeunes et de sages pour nous conseiller, pour nous aider à mûrir ce qu'on apporte de nouveau. Et puis ont doit aussi s'ouvrir à d'autres religions qui ont aussi des choses à nous dire.

 

Matsou Koman ( ?), homme

 

J'ai 74 ans. Ancien enseignant, directeur du cycle d'observation d'un grand collège du Brabant Wallon, le Cardinal Mercier. 4 enfants, 9 petits-enfants. Revenu dans ma région natale, le Borinage. Quand je regarde le chemin que j'ai parcouru, chrétien d'éducation, de culture, dans l'enseignement catholique, pour moi, Jésus, c'est le centre de ma vie. J'ai suivi de très près le Concile Vatican II, qui m'a vraiment ouvert les yeux et les oreilles pour voir et entendre les grands changements qui allaient s'opérer. Et malheureusement, petit à petit, les fenêtres se sont refermées et cadenassées. Et la problématique globale de l'Église a été confiée à un quarteron de gens qui se sont laissé accaparer par le pouvoir et qui ont voulu décider pour les croyants de ce qu'ils devaient croire, de la façon dont ils devaient se comporter dans des tas de domaines, et surtout des domaines intimes où, je le crois, la conscience personnelle doit tout de même à la fin primer. Je suis profondément déçu par la tournure que ça a pris, à tel point que je ne sais plus assister à un office traditionnel, pratiquer, mais je prie encore. Je fais partie d'une communauté du monde ouvrier ici à Quaregnon, et là on ouvre les fenêtres, on regarde ce qui se passe autour de nous et on essaie de vivre avec tout le monde. Pourquoi un pape, et pourquoi pas un collectif ? Il y a plus d'idées riches, me semble-t-il, dans plusieurs têtes que dans une, et s'il faut absolument se résoudre à élire un pape, je vous dirais ce que Van Acker a fait inscrire sur les locomotives, lorsqu'on devait gagner la bataille du charbon : « Ne vous laissez pas duper ». En effet, je crois que le meilleur homme soit-il élu à cette instance suprême, succombe non seulement à l'importance de sa tâche et, je ne dis pas qu'il est pris à son propre jeu, mais il est surtout, je pense, cadenassé par une équipe qu'il a constituée lui-même, probablement, mais qui elle, et ça on le sent à travers toutes les réactions, a un goût du pouvoir qui n'est plus de mise, avec la mentalité qui évolue dans tous les milieux du monde entier, l'idée de démocratie. Il n'y a plus personne, sauf les dictateurs bien entendu, qui estime qu'il a tout à fait raison sur tout et que c'est ce qu'il pense qui doit être pensé, qui doit être vécu, et que c'est l'unique vérité. La vérité, pour moi, elle est plurielle. Un musulman convaincu et qui est ouvert a aussi sa vérité. Moi, ma vérité, c'est Jésus. Ce système pyramidal de la hiérarchie me déplaît souverainement. Je me dis qu'aussi longtemps qu'on ne renversera pas la pyramide, ça n'ira pas. Et d'ailleurs, la désaffection de plus en plus grande des gens vis-à-vis non seulement de la pratique religieuse, mais de l'importance qu'on donne au crédit de la hiérarchie, et du Pape en particulier, me semble-t-il, montre qu'on n'est plus d'accord. Il faut donc revoir tout le système. Je demanderais au pape, s'il y en a un, qu'il soit d'abord un père avant d'être un chef, qu'il soit proche des gens, qu'il laisse au moins aux chrétiens le choix de leur évêque et qu'on se rende compte que la moitié de l'humanité est composée de femmes, qui n'ont pas leur place dans l'Église, du moins la place qui leur revient. Et qu'il ne sert à rien de vouloir imposer ses idées à travers tout, que c'est une fausse route. Donc plus d'ouverture, plus d'écoute, plus de collégialité au niveau des avis, des décisions. Plus de démocratie, en gros. J'en ai déjà trop dit. Merci.

 

Ernest Wauthier

 

J'habite à Eugies (Frameries). J'ai 75 ans. Je suis pensionné. Je travaille maintenant surtout avec la Saint Vincent de Paul. Il paraît que j'ai du temps à perdre, mais j'ai trop peu de temps. Ce qui me déplaît dans le système, c'est le manque de voix que nous avons, nous travailleurs, dans l'Église. Avec Vatican II, on avait pensé avoir énormément d'ouverture. Avant Vatican II, il y a eu les prêtres ouvriers qui ont essayé d'ouvrir le monde religieux aux travailleurs. On leur a mis un halte-là parce que cela devenait dangereux, ils devenaient tous communistes. Conséquence : à l'heure actuelle, il n'y a plus de travailleurs dans les églises. C'est fini. Les quelques quarterons qui reviendraient encore ont 80-90 ans, et ils ne viennent même plus parce qu'ils ne savent plus se déplacer. Maintenant, le monde bourgeois, on ne le voit pas. Quand je suis arrivé à Eugies, il y avait une église toute pleine ; 50 ans après, on se retrouve à 30, 40, c'est fini. Et je crois que ça va aller en descendant. L'Église n'est pas démocratique. Ce sont même les curés qui le disent. Quand on essaie de parler avec eux, ils disent : « Tu n'as rien à dire puisque c'est moi le pasteur ». Point à la ligne ! Finalement, on doit se taire. Je côtoie énormément, dans notre village, des musulmans. Il y a des intégristes, comme il y a des démocrates. On voit qu'ils ont quelquefois de très bonnes habitudes : ils disent qu'il y a des choses dans le monde qui ne devraient pas se passer. Deuxièmement, on commence à avoir avec les protestants une ouverture œcuménique. Il y a des assemblées maintenant entre protestants et catholiques, mais c'est sur le plan de la prière. Et quand on commence à parler un peu de toute l'évolution, on sent bien que c'est souvent un terrain qui est encore assez meuble. Ni le pasteur ni le curé ne veulent s'impliquer là-dedans ; j'ai l'impression qu'ils n'ont pas la fibre pour en discuter. Mais je suis en recherche. Quand je lis la Bible, quand je lis l'évangile, je vois que Jésus a toujours condamné les riches. Il n'a presque jamais parlé des questions sexuelles, à part avec la prostituée. Il y a énormément de choses sur l'histoire des riches. Or, c'est le contraire maintenant. Notre pape actuel a tout axé sur les questions sexuelles et Cie. Puis on voit que nos jeunes, ni chez nous, ne suivent. J'ai 3 filles et 8 petits-enfants, il y en a peu qui vont encore à la messe. Et ils me disent qu'on y dort. Et quand on demande pour avoir quelque chose d'un peu plus « spitant », de notre âge, on ne veut pas. Par contre, ils sont dans le scoutisme et dans le patro. Ils ont compris qu'ils doivent se dépenser et qu'ils doivent servir. J'attendrais un pape qui s'entoure et qui fasse appel à des sages pour s'ouvrir. Il y a combien d'années que l'on prie pour l'unité des Eglises. Où en sommes-nous ? J'ai été frappé. Il y a déjà eu deux enterrements catholiques-protestants ensemble, ça oui. Il y avait des gens qui n'étaient pas d'accord. Par contre, quand on leur demande : que penses-tu de ce que le pasteur a dit, de ce que le curé a dit, ils disent : le curé n'a pas dit ce qu'il aurait dû dire, le pasteur a été plus loin. Lui a une chance, il est marié. Le curé n'est pas marié, donc il doit se taire sur certaines choses. Mais par exemple, tout le rapport au monde ouvrier, où est-il ? J'attends là une ouverture invraisemblable, une explosion. Et comment entend-on tout le problème des jeunes à l'heure actuelle ? J'ai une fille qui est professeur de religion. Elle a devant elle des filles qui sont enceintes, à 17, 18 ans. Elle est dans une école à Frameries, au Sacré-Cœur, et une autre école, aux Ursulines à Mons. Que ce soit en milieu bourgeois pou dans le monde ouvrier, c'est le même. On ne fait que condamner. Regardez le sida en Afrique, le monde qui meurt. Et que fait-on ? On le laisse mourir.

 

Edouard Bourcy (Daussy ?)

 

Prêtre ouvrier pensionné. Que dire ? Je suis desservant à la paroisse de Quaregnon, ND de Lourdes. Je donne un coup de main. Je suis rentré dans le système, mais je n'ai aucun titre, je ne suis pas nommé par l'évêché, donc je suis encore libre, très libre même. Puisqu'on veut mettre un pape, j'espère que le prochain va faire des gestes contre toute la structure qui l'entoure à Rome. D'abord tous les oripeaux qui leur pendent partout. Que le pape, puisqu'il est évêque de Rome, retrouve une vie d'homme et qu'il soit vraiment voué à son diocèse, la ville de Rome. Qu'il soit beaucoup plus attentif aussi à une collégialité et que l'évêque d'un diocèse, le pasteur d'un diocèse, qu'on le laisse travailler. Et qu'il n'ait pas toujours, suspendus au-dessus de sa tête, des diktats, et non pas des conseils fraternels. Quand je dis collégialité, je dirais qu'il y ait un partage profond avec ses frères dans l'épiscopat. Et finies aussi les allures de punitions qu'on impose à certains évêques. Je donne un exemple, c'est un ami. Là-bas, dans le Sahel, il n'avait pas de vin. Il n'y avait que des galettes faites avec du manioc. Donc il autorise les missionnaires se servir du vin de palme pour célébrer et partager. Cet évêque a été appelé chez le nonce apostolique et il a dû remettre son diocèse, et maintenant il est curé quelque part en Provence, parce qu'il y a eu un diktat de Rome. Donc il y a des choses violentes comme ça. Quand Mgr Helder Camara, on l'empêche de quitter son diocèse, ça vient de Rome. Je dis : qu'on arrête ce jeu ! Ce sont des frères dans l'épiscopat ce sont des pasteurs comme le pape, au même titre que lui, et ils ont droit à un respect. D'autre part, qu'il y ait un dialogue beaucoup plus renforcé avec les autres religions, et constant, et non pas occasionnellement. Que Rome arrête de se lier avec certaines puissances, ou en tout cas formes de puissance : il est certain que l'Opus Dei représentait dans l'Église d'Espagne une force, une puissance intellectuelle, religieuse, je veux bien, mais aussi financière. Là aussi, on s'y accroche et c'est regrettable. Je souhaite que le pape puisse quitter un jour, non seulement tous ces costumes qui datent, mais aussi peut-être quitter son palais et qu'il retrouve une présence au milieu de ses ouailles. Je dis cela pour tous les évêques. Parce que le monde du travail est très choqué aussi par tout ce décorum. Il faut que l'Église retrouve, à commencer par Rome, le chemin des pauvres, le sentier des petits, de ces gens-là qui attendent quelque chose dans leur vie.

 

André Michel

 

Prêtre. Catholique borain. Quand on m'a téléphone pour cette soirée, sincèrement, la première réflexion que je me suis faite : à quoi bon ? C'est le sentiment profond qui m'animait. C'est peut-être le fait de devenir plus âgé, il y a des choses qu'on a espérées et qui n'ont pas abouti. À quoi ça sert de « se casser la nenette » pour savoir dire des choses qui pourraient émerger avec un autre pape ? Autre réflexion, qui vient aussi d'un souvenir : comme un certain nombre parmi nous, on a déjà été à Rome au temps de la jeunesse. Heureusement qu'on passait à Assise ! C'était une autre Église. Cela faisait du bien. On espérait que, symboliquement, Rome deviendrait Assise. Je me souviens aussi d'un copain qui avait été en Palestine dans les années 60 et puis qui était repassé par Rome, et il était malade. Donc ce n'est pas le pape, pour moi, c'est la papauté, la question de l'environnement. C'est une déception. Je me représente actuellement le système du gouvernement de l'Église comme une machine infernale qui écrase. C'est un élément de base. S'il faut dire maintenant qu'il y a des choses qui puissent changer, d'abord qu'il y ait des discours moins culpabilisants. Je vois maintenant, dans les relations avec les personnes âgées qui sont en fin de vie, combien il y a un poids terrible de culpabilité qu'il faut essayer de dégager. Alors on voit des gens qui sont tout heureux. Et ça me fait du bien, à moi aussi, et je me dis : il n'y a pas besoin d'un pape pour ça. C'est ma foi en Jésus-Christ, c'est l'Evangile. Qu'il y ait une certaine organisation, peut-être bien, mais je ne vois pas comment il y a moyen de changer ça, sinon que je continue ce que j'essaie de faire avec d'autres, quand on est dans des petits groupes. On a

fait des pas, dans nos diocèses. À Quaregnon, on a célébré une journée œcuménique, on a concélébré avec le pasteur, la responsable de l'Armée du Salut et moi qui étais curé à ce moment. On a dit : attention. Et puis j'ai été au temple. Etc. Attention ! Parce qu'il y a eu des écrits : il ne faut pas faire ça. On ne m'a rien reproché. Ce qui est vrai aussi, c'est que les chrétiens ne sont pas préparés à ces pas-là. Il y a toujours les question de l'autorité et puis la question du poids que l'autorité a pesé sur les générations, ce qui fait que les gens sont écrasés et ne pensent pas qu'ils peuvent aller autrement. Alors, aussi, qu'il y ait une plus grande collégialité, parmi ceux qui pensent à la structure de l'Église et qu'on les écoute. Et quand on en a nommé un et qu'un pouvoir politique dit qu'il faut le chasser, que l'Église ne l'écoute pas. Jacques Gaillot. On a vécu comme ça un drame de conscience devant une autorité. Et je lisais dernièrement une feuille sur Romero, qui a été à Rome avant d'être assassiné et qui n'a pas été reçu. C'était pour dire : ça ne va pas au Salvador. Un peu comme Daems quand il a été à Rome. Jacques Gaillot a été aussi une fois à Rome pour s'expliquer et il n'a pas été reçu. Il y a des murs, des remparts, qui protègent celui qui doit dire la vérité. C'est une bulle. Et alors on est dans une société où il faut toujours passer par les médias. Cet aspect médiatique est pour moi une grosse question. Quand le Pape est venu à Namur, je ne savais pas y aller, non que je n'étais pas libre, mais je ne savais pas aller dans des trucs pareils. Les JMJ : je comprends que des jeunes..., mais je suis fort sceptique sur cet aspect médiatique qui est utilisé. Voilà mon venin !

 

Autre homme

 

Au lieu de légiférer sur tout, sur l'emploi ou non du préservatif, sur les expériences en laboratoire pour générer la vie, il suffit de s'en tenir à quelques principes et de faire confiance aux hommes, aux sciences humaines, et ne pas, avant toute expérience, déjà condamner. C'est un refus de la modernité qui ne peut qu'entraîner un discrédit finalement. Et c'est ce qui me fait le plus mal : c'est le discrédit que l'Église entretient et accentue avec les années, par toutes ses prises de position, ses interdits à tout niveau, qui font qu'on se demande : où est l'homme là-dedans, et sa liberté ? Et c'est pour cela qu'on est si nombreux ce soir. Et les jeunes ? Moi, les enfants, il ne faut plus leur parler de tout ça, mais ils s'engagent avec leur entourage, ils sont ouverts, généreux, pas spécialement attachés à l'argent. Ils vivent les Béatitudes.

 

Femme

 

Que le futur pape puisse plus donner le goût de la lecture de la Bible, où on retrouve le message de Jésus. C'est Jésus qui nous motive tous. Pour qu'on puisse espérer, au-delà des adultes chrétiens, que des jeunes le rencontrent. On doit espérer qu'il y ait un esprit aussi plus de conviction de sa propre foi par contact avec les autres qui sont aussi convaincus (...)

 

Homme

 

A ce moment-là, il y avait encore messe à Eugies à 7 heures du matin le dimanche. Et comme j'habitais à l'autre bout du village, je croisais un autre homme qui, lui, était mécanicien de charbonnage. Et les mécaniciens de charbonnage doivent travailler aussi le dimanche. Et comme il avait manqué le dimanche précédent à la messe, le curé l'engueulait comme du poisson pourri. Et moi, je lui dis : mais tu ne dois pas te laisser dire. (...)

 

Homme

 

Ce n'est pas par en haut que des choses nouvelles sont nées dans l'Église, c'est à partir d'en bas. D'une part, c'est vrai que ceux qui ont la responsabilité officielle reconnaissent, c'est plus facile. Mais il ne faut pas attendre qu'on nous dise : on peut faire ça, on ne peut pas faire ça. Une certaine façon de partager sa vie et d'y faire référence à Jésus-Christ. On n'attend pas le pape ou des sous-papes pour vivre la relation avec le monde laïque, musulman. On n'attend pas qu'on nous dise qu'il faut aller à la manifestation pour l'Europe sociale. L'intérêt d'avoir un lieu où des personnes qui réfléchissent et qui conrétisent la réflexion, qui vient d'en bas, pour la répercuter valablement, parce qu'on n'a pas tous le moyen de le faire. Dans le cadre d'une recherche du projet diocésain, il y a des choses qui vont dans ce sens-là.

 

Homme

 

Certains se demandent : faut-il encore un pape ? Ici on se demande : faut-il encore une Église ? C'est que, quand on dit Église, on pense structure et hiérarchie, et il est difficile de penser communauté de gens qui se rassemblent. Il y a plus de gens qui réfléchissent maintenant qu'il y a 50 ans. C'est positif, cela. Et pourquoi l'Église catholique ne fait-elle pas partie du Conseil œcuménique des Eglises ? Qu'elle soit sur le même pied que les autres Eglises...

 

(ici le débat devient confus et peu audible...)